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A 23 ans, Justine Pambet est chargée de l’industrialisation des chaussures de trail et running chez Salomon à Annecy. Un métier qui sied parfaitement à cette jeune diplômée éprise de sport et de plein air.

Diplômée en génie mécanique de l’INSA Strasbourg en septembre 2015, Justine a obtenu ce premier poste dans la continuité de son stage de fin d’études réalisé dans l’équipe R&D de Salomon cet été. « J’ai adoré l’ambiance, le projet. Le cadre, entre lac et montagne, me comble et le sport me passionne. Travailler dans une telle entreprise, c’était l’idéal ». Créée en 1947 par Georges Salomon, l’entreprise compte entre 800 et 1000 salariés.

Faisabilité

Ingénieure process dans l’équipe industrialisation qui compte six personnes, elle s’assure que les projets de chaussures développés par ses collègues du marketing et du design sont industrialisables en étudiant leur faisabilité (machines, réglages, process…). Elle navigue entre le service R&D et l’atelier de prototypage, où elle réalise les « proto » avec les techniciens. Comme les chaussures sont fabriquées en Asie, elle est aussi en lien constant avec les usines de l’autre côté du globe pour leur donner le cahier des charges et s’assurer de la qualité de la production. Depuis septembre, elle est partie deux fois en mission de trois à quatre semaines en Asie.

Usine du futur

« C’est super motivant de participer à un projet très innovant et concret : nous développons une nouvelle manière de construire les chaussures. Initié en 2008, il aboutira en 2017. » C’était déjà l’objet de son projet de fin d’études (PFE). L’enjeu est de pouvoir simplifier la fabrication pour automatiser et in fine pouvoir rapatrier la production en Europe, puis en France, en lien avec l’usine du futur. Une tendance observée chez les principaux fabricants d’articles de sport à la demande des consommateurs.

« Suivre le projet du début à la fin est très intéressant. A mon poste, j’ai un œil qui parcourt tout le projet. J’aime rechercher de nouvelles idées, communiquer avec beaucoup de départements différents » ajoute-t-elle.

« Les entreprises sont friandes d’ingénieurs »

Justine vibre pour le sport. Elle avait le statut de sportif de haut niveau (SHN) pendant trois de ses cinq années d’études à l’INSA Strasbourg. Hand-ball, running, trail, sports nautiques, vélo, elle aime aussi les challenges sportifs comme le semi-marathon de Paris.

Des enseignements reçus à l’INSA Strasbourg, elle retient surtout les multiples projets (travaux pratiques, usinage, conception de produits…) qui lui ont appris à se positionner dans un groupe et lui servent aujourd’hui à gérer et piloter les projets. Grâce à son bagage technique, elle comprend rapidement son interlocuteur, et sait s’adapter à lui, même si elle ne connaît pas la technologie. « Les études n’étaient pas simples pour moi, elles m’ont appris à avancer malgré les difficultés, à me débrouiller. La formation ouvre de nombreuses portes. Les entreprises, dont la mienne, sont friandes d’ingénieurs, on nous écoute, ils nous voient comme des personnes rigoureuses, organisées. »

Stéphanie Robert

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